À propos des Micros


Exemple micro Mcguitares

L’équipe Mcguitares s’est dit qu’une petite bafouille sur la théorie du fonctionnement des micros vous serait peut-être utile

Et bien c’est en toute humilité que nous vous proposons un éclairage succinct mais accessible de ces éléments ô combien importants de votre chère et aimée guitare électrique.

Principe de fonctionnement

Un micro de guitare est composé d’un ou plusieurs aimants de type Alnico (2/3/4/5…), entourés d’une bobine de fil de cuivre. Le fonctionnement se fonde sur la loi de Lenz-Faraday. Chaque aimant engendre un champ magnétique. En vibrant, les cordes, qui doivent être filées en matériau magnétique, font légèrement varier le circuit magnétique, ce qui induit une force électromotrice dans la bobine, proportionnelle à la vitesse de déplacement de la corde. Le signal électrique produit est envoyé par un câble à un amplificateur et youpi que le son soit !

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Petite histoire, il était une foi un prince concentré sur ses appareils électr…

Le brevet du premier capteur magnétique a été déposé en 1909 et accepté en 1911. Prévu pour le piano, il pouvait aussi bien s’appliquer à tout instrument à cordes en acier. Stromberg et Voisinet proposèrent, sans grand succès, la première guitare électrique en 1928, tandis que Paul Tutmarc construisait son premier modèle qui devait déboucher sur une guitare hawaïenne de Rickenbacker la « Frying Pan » modèle A-22.
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Frying Pan

« Flying Pan prototype (1931) using one-piece maple » by wetwebwork – originally posted to Flickr as Frying pan. Licensed under CC BY-SA 2.0 via Commons.

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En 1935, la firme Gibson, mieux établie sur le marché, lance le premier modèle ayant connu le succès commercial avec un micro connu par la suite comme “micro Charlie Christian”. Ce micro était composé d’un aimant avec une pièce polaire en fer doux sur toute la largeur des cordes entourée d’un bobinage unique. En 1944, Leo Fender qu’on ne présente plus, inventera un autre type de micro à simple bobinage mais dont les aimants sont séparés.

Bon d’accord mais ça c’est dans le monde idéal de « machintrucbidule » me direz-vous…

En effet un problème se posait : le bobinage des micros capte le champ magnétique généré par le courant alternatif présent partout. Il en résulte un faible bourdonnement permanent, la ronflette, appelée en anglais « hum ». Pour l’éviter, on doit tourner le bouton de volume jusqu’à zéro quand on ne joue pas.

En 1955 un ingénieur de chez Gibson, Seth Lover, construisit un micro insensible au champ électromagnétique ambiant, qu’on appela « humbecker ».

Il monta côte à côte deux micros dont les polarités des aimants, d’une part, et des bobinages, d’autre part, était inversées. En conséquence, la variation de champ due aux cordes s’ajoutait, donnant un niveau plus élevé, tandis que celle due aux perturbations, qui s’exercent à peu près également sur les deux parties, s’annulaient réciproquement. Cependant, la captation de la vibration des cordes par ce micro deux fois plus large, et possédant deux bobines (avec leur inductance et leur capacitance parasite) n’a pas le même caractère sonique que celle du micro simple. Ce type de micro fut installé à partir de 1956 sur des guitares hawaïennes et de 1957 sur des guitares électriques. Les circuits de chacune des bobines peuvent être connectés selon six combinaisons : un seul des deux micros, ou les deux en série ou en parallèle, dans les deux cas soit en phase, soit en opposition de phase, avec des résultats différents et pas toujours intéressants.

Par la suite, on introduisit dans le même but des variantes à deux bobinages, mais un seul aimant. Un des deux bobinages est placé aussi à l’abri que possible des variations du champ causées par la vibration des cordes, et est relié en opposition de phase au bobinage principal, réduisant la ronflette (mais aussi le niveau de sortie).

Types de micros

Il existe de nombreux types de micros, dont chacun a un fonctionnement et une couleur singulier. Les plus répandus sont les micros passifs à simple et double bobinage (ce sont ceux là que je fabrique dans mon atelier). Ils firent leur apparition dans les années 1920. L’aimant est entouré de plusieurs milliers de tours d’un fil de cuivre fin et vernis formant le bobinage. Ces micros ont le défaut d’être sensibles aux interférences (champs électromagnétiques ambiants produits par exemple par les éclairages au néon, les transformateurs, les écrans cathodiques, etc.).

Pour pallier ce problème, ont été créés dans les années 1950 les micros à double bobinage (Humbecker) qui sont l’association de deux micros à simple bobinage dont les pôles magnétiques inversés, de sorte que les perturbations s’annulent, alors que les vibrations des cordes s’ajoutent.

Enfin, les micros peuvent être actifs mais nous n’en parlerons pas ici parce que nous n’en fabriquons pas ! 

Sources et infos complémentaires

http://www.jpbourgeois.org/guitar/micro.html

http://sculsnay.free.fr/tpe/micros.html